Amélie Oudéa-Castera, MINISTRE de l’Education à mi-temps

Amélie Oudéa-Castera, MINISTRE de l’Education à mi-temps

2024-01-17T14:00:42+01:0013 janvier 2024|Catégories : À LA UNE|Mots-clés : |

Quelques infos sur Amélie Oudé-Castéra (Source wikipédia)

Fille de Richard Castéra, directeur de Publicis (un des trois plus grand groupe de communication au monde) et haut fonctionnaire, et de Dominique Duhamel

Nièce des journalistes politiques Alain et Patrice Duhamel et Nathalie Saint-Cricq et cousine de Benjamin Duhamel, journaliste de BFMTV.

Enarque de la même promotion qu’Emmanuel Macron

Épouse de Frédéric Oudéa, président-directeur général de la Société générale de 2008 à 2023 puis président de Sanofi (multinationale de la pharmacie)

Directrice de la planification stratégique du groupe Axa (Groupe international d’Assurance) en 2010 et directrice marketing, marque, service et digital d’Axa France en 2011.

Administratrice du groupe Carrefour en 2018 puis directrice e-commerce, data et transformation digitale du groupe. Elle perçoit au sein du groupe une rémunération de 1 400 000 euros par an.

Directrice générale de la Fédération Française de Tennis en 2021. Elle y perçoit une rémunération de 35 000 euros nets par mois.

Administratrice de la société Plastic Omnium (pièces et modules de carrosserie pour les constructeurs automobiles, avec un chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros en 2019, le groupe emploie 32 000 personnes dans 26 pays) depuis 2014.

Administratrice de la société Eurazeo (société d’investissement qui gère 32,5 milliards d’euros d’actifs dans un portefeuille de plus 530 entreprises) depuis 2018.

En 2022, elle est nommée ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques et ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques en 2024.

L’AVIS DE LA FSU

La colère est grande face à cette nouvelle marque de mépris pour le service public d’Education : ce dernier traverse une crise sans précédent (crise d’attractivité, démissions qui augmentent, perte de sens du métier, France sur le podium des classes les plus chargées en Europe, etc…) et Emmanuel Macron nomme une ministre à mi-temps.

En effet, comment croire une seconde qu’à six mois de Paris 2024, Amélie Oudéa-Castéra pourra traiter à la fois les questions relatives à l’Education nationale et aux jeux olympiques et paralympiques ? 
Sera-t-elle ministre de l’Education pendant la première mi-temps et ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques pendant la deuxième mi-temps ? 
Est-ce que cela veut dire que l’Education nationale va être coincée entre le beach volley et le lancer de marteau, entre deux journées des Jeux olympiques ?

La principale information de la soirée est certainement que le centre de gravité de l’Education nationale est ailleurs que la rue de Grenelle et que Gabriel Attal reste donc ministre de l’Education nationale, gardant le cap d’un projet conservateur et passéiste qui contribue à affaiblir toujours plus l’ambition d’une Ecole émancipatrice avec des personnels d’un haut niveau de qualification. 
Cela suffit !

Amélie Oudéa-Castera va devoir immédiatement montrer qu’elle prend la mesure de la gravité de la situation dans l’Education nationale.  Mais, ses premières déclarations sont déjaà inquiétantes au regard des propos qu’elle tient pour justifier la scolarisation de ses enfants dans un lycée privé. Le mépris des enseignants transparaît déjà :

à lire aussi : Communiqué : une ministre qui ne fait pas le choix de l’Ecole publique !

La FSU exige des réponses immédiates sur les salaires, les conditions de travail, l’avenir de l’Ecole publique.

La FSU, avec d’autres organisations syndicales, appelle à la grève le jeudi 1er février : parce que nous faisons l’École, plus que jamais, exigeons des personnels mieux payés, respectés, protégés, des conditions de travail et d’étude améliorées.

LE GOUVERNEMENT

Voici la liste des ministres nommés par Emmanuel Macron, sur proposition du Premier ministre Gabriel Attal :

• Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique ;

• Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer ;

• Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités ;

• Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques ;

• Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ;

• Rachida Dati, ministre de la Culture ;

• Sébastien Lecornu, ministre des Armées ;

• Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;

• Stéphane Séjourné, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;

• Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ;

• Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;

• Prisca Thévenot, ministre déléguée chargée du Renouveau démocratique, porte-parole du gouvernement ;

• Marie Lebec, ministre déléguée chargée des Relations avec le Parlement ;

• Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.

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