
Salle comble à Nanterre ce jeudi 19 mars pour assister à ce stage de formation syndicale organisé conjointement par la FSU 92 et la CGT 92 sur le thème : « lutter contre l’extrême-droite et ses idées à l’école ».
Le danger de l’extrême droite n’a jamais été aussi présent, dans le pays. Son projet ne se cache plus : remettre en cause les équilibres démocratiques, fragiliser les droits fondamentaux et imposer une vision autoritaire de la société.
A ce jour, dans les Hauts-de-Seine, aucune commune n’est dirigée par l’extrême droite. Cependant, depuis dimanche, l’extrême-droite rentre dans les conseils municipaux de plusieurs villes du département : un siège à la garenne colombes, un à saint cloud, deux à neuilly et un au plessis robinson.
Ailleurs dans le pays, dans les communes où elle gouverne, le même bilan : justice sous contrôle, presse muselée, syndicats et associations entravés, droits sociaux laminés, droits des femmes attaqués, urgence climatique niée.
Les élections municipales qui se déroulent actuellement constituent donc un tournant décisif. La mairie, c’est la première porte de la République. C’est là que se joue concrètement l’égalité : le logement, les transports, la crèche, les lieux culturels de proximité, et bien sur : l’école
Confier cette première porte à l’extrême droite, c’est laisser entrer ceux qui veulent refermer la République sur elle-même.
Faire barrage à l’extrême droite ne peut se limiter à des déclarations de principe. Cela exige des réponses concrètes aux urgences qui fracturent le pays : redonner du sens au travail, agir pour les salaires, les minimas sociaux et le pouvoir d’achat, protéger les plus précaires, investir dans les services publics, lutter contre les inégalités territoriales, accompagner les transitions industrielles et écologiques, renforcer la démocratie locale et sociale.
Bref : tout ce que porte nos organisations syndicales.
L’extrême droite avance là où l’on renonce à la justice sociale, aux services publics et à la démocratie. Lui faire barrage ne se décrète pas. Cela se construit et c’est ce que nous faisons, à la CGT et à la FSU.
C’est tout le sens du stage organisé ce jeudi et qui a fait le plein. Après une matinée passée à présenter le projet de l’extrême-droite pour l’école et ses attaques, un travail en ateliers à eu lieu l’après-midi pour agir concrètement contre l’entrisme des idées d’extrême-droite à l’école.

Ce stage a été organisé conjointement par la CGT 92 et la FSU 92. Nos deux organisations portent un syndicalisme de transformation sociale et ont pour habitude de toujours chercher à travailler à l’unité la plus large et ont entamé ces dernières années un travail en commun. Depuis les Congrès de la FSU de 2022 et celui de la CGT en 2023, les textes adoptés vont dans sens.
Dans le 92, le travail en commun avance. Ce stage en est un exemple puisque pour la deuxième année consécutive nous organisons un stage de formation syndicale en commun. Nous avons pu l’an dernier participer à nos congrès respectifs. Concernant l’éducation, dans les instances ou dans les établissements nous intervenons conjointement pour défendre les droits des personnels et gagner des moyens pour un service public de l’éducation émancipateur.
Présentation du travail commun entre la CGT et la FSU :
Hauts-de-Seine